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Reportages et entrevues

Demon's Claws : Gel et dégel

Demon’s Claws : Gel et dégel

Marc-André Savard
8 octobre 2010

On dit que le rock permet tous les excès. Les quatre turbulents musiciens de Demon’s Claws, de Montréal, ne font pas mentir l’adage, eux qui multiplient les frasques partout où le rock les mène. Qu’on se comprenne, on ne parle pas ici d’être pompette sur scène, mais bien de brûler tous ses vêtements sur l’acide à la sortie d’un bar en Allemagne! La veille du lancement de leur troisième long jeu, The Defrosting Of, on a rencontré le groupe dans son local exigu pour savoir ce qui peut bien «dégeler»…

Être ami avec le désastre

Calmes et posés, les gars contrastent avec leur réputation de bêtes de scène. Le groupe a tendance à donner dans l’excès, oui, mais seulement lorsqu’il est en tournée… ce qui arrive, disons-le, souvent. Les Claws s’envoleront d’ailleurs le mois prochain pour une cinquième tournée européenne depuis sa formation en 2003. «Ça arrive [d’exagérer] quand on boit… et on boit pas mal plus en tournée», confie Ysaël Pépin (bassiste). Quand l’instable rocker King Khan, un bon ami du quatuor, est dans les parages, les choses risquent aussi de prendre une tournure imprévue. «Ce gars est un désastre!», poursuit Ysaël. Il a déjà joué de la batterie pour nous en Europe et au début du spectacle, il a pissé sur ses tambours et en frappant dessus, ça éclaboussait partout sur le matériel…qui appartenait à des motards. Il s’est sauvé à temps!»

Walt Disney, c’n’est pas Bambi

Comme le groupe ne tient pas en place alors, il ne faut pas s’étonner que le nouvel album ait été enregistré entre Montréal, New York… et Grand-Mère! OK, on peut s’étonner un peu quand même. «Je suis originaire de Grand-Mère, explique Ysaël. On a commencé à enregistrer à New York, mais après quelques jours, ça n’allait pas bien alors on est revenu continuer ça à Montréal et dans un sous-sol à Grand-Mère avec un ami qui s’est monté un studio. Tout a ensuite été envoyé à New York pour être mixé.» Le résultat est concluant, car le son des Demon’s Claws est plus raffiné que jamais sur The Defrosting Of. «Pourtant, j’ai trouvé ma pédale au Village des Valeurs!», rigole Jeff Clarke (guitariste).

Au départ, le nom de l’album devait être une référence directe au corps cryogénisé de Walt Disney, sauf que le géant du divertissement est réputé pour la défense farouche de son nom. «Le label a insisté pour qu’on enlève une partie du nom pour éviter les poursuites. On a accepté parce qu’on ne voulait pas être responsable de sa destruction!», s’exclame Jeff. Le démon a bien fait de rentrer ses griffes puisque le nouvel album, comme le précédent (Satan’s Little Pet Pig, 2007) est sous l’étiquette californienne In The Red, une référence en matière de rock garage. Demon’s Claws bénéficie ainsi du vaste réseau de distribution de la maison de disque qui exporte sa musique partout…jusqu’en Chine! Et ça vend là-bas? «Aucune idée. On ne sait même pas combien de copies du premier album on a vendues!», poursuit Jeff avec le sourire.

Double lancement de l’album The Defrosting Of: Vendredi le 8 octobre à l’Esco, avec Bloodshot Bill and The Handcuffs et Broken Jugs. Samedi 9 octobre à l’Esco avec Genital Hospital et The Brabazons.

myspace.com/demonsclaws

3 commentaires
  • Bean
    12 octobre 2010

    Ben hâte d’entendre le nouveau LP, surtout que « Fucked On K » est sur l’album. « Satan Little Pet’s Pigs » était un monstre! Cela dit, In The Red est vraiment en feu avec ses dernières parutions que je dois me procurer au PC: nouveau Tyvek, Cheap Time et le nouveau projet de Greg Oblivians The Parting Gift….sans compter le nouveau Davila 666 en janvier…ayayaye!

  • Al Lpastic
    29 octobre 2010

    oui bête de scene c’est bien vrais. j’ai hâte de les revoir (dans une ‘tite semaine)!
    super album

  • [...] affaire qu’avec Malajube ou Radiohead, les nouveaux groupes garage tentent de sonner comme les Demon’s Claw. Y’a encore de bonnes formations par contre… », précise-t-il en faisant notamment [...]