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Reportages et entrevues

Cougarettes montre ses dents de lait

Cougarettes montre ses dents de lait

Valerie Thérien
2 juillet 2009

L’ascension a été, disons, plus que rapide pour Cougarettes. Le quatuor montréalais (via Drummondville, Sorel-Tracy, St-Lazare et Valleyfield) sortira un premier maxi – Milk Fangs – le 23 juillet avant même de fêter son premier anniversaire. Déjà en mars dernier, lors de son tout premier spectacle, le buzz autour du groupe électro rock a réussi à remplir un Zoobizarre (Zoo, Cougars, hé boy boy!) plus qu’à ras bord. Sans être les têtes d’affiche, Cougarettes ont conquis la foule, qui en a même redemandé après leur prestation. Petit hic : les Cougarettes avaient essoufflé tout leur matériel. Peu importe, l’histoire d’amour avec le public avait commencé avec tout un rugissement.

« Ça fait dix ans qu’on fait de la musique plus ou moins ensemble, explique PePe (échantillonnage, effets vidéos et sonores). C’était souvent avec d’autres gars qui voulaient pratiquer dans leurs sous-sols plus que de faire des shows. D’où les nombreuses chicanes parce que moi et jRRRy (guitare, claviers, console Atari) on voulait vraiment plus faire de concerts. Avec Cougarettes, on a trouvé une formule qui nous va bien. Nous trois (avec Frank qui fait les rythmiques et les séquences), on n’est pas nécessairement des leaders de scène. Quand Cardy est arrivée comme chanteuse, on s’est dit que c’était parfait. On peut juste produire la musique en arrière et s’amuser comme des malades. »

Lécher la duchesse, mordre le DJ, dévorer Carlos…

À l’oeuvre sur scène, ces félins veulent dégager une énergie rock digne de Duchess Says tout en s’éloignant quelque peu du Matos et autres « groupes électro-DJ» du genre en ayant recours à de vrais instruments sur scène en plus d’utiliser des consoles. « Il ne suffit pas juste de peser sur “play” », précise Cardy. jRRRy ajoute que : « Le laxisme en électro, c’est que des fois ça peut être vraiment bon, mais en show, ça peut manquer de visuels. Nous autres, on joue vraiment des instruments. »

Le succès, ils le doivent en partie à l’autopromotion sur le Web (ils se sont fait propulsés dans les groupes “hot right now” du site thesixtyone.com à l’aide de votes d’internautes), au bouche-à-oreille, mais aussi aux bons contacts. Lorsqu’on leur demande comment deux de leurs chansons se sont retrouvées dans des téléséries québécoises (Les Invincibles et Tout sur moi), sans même avoir un produit à offrir, Frank répond, sourire à l’appui, qu’il est mixeur dans la vie et qu’il connaissait les bonnes personnes. « En même temps, si ça n’avait pas été aussi bon, le réalisateur n’en aurait pas voulu et ne nous l’aurait pas proposé », explique Cardy.

Les membres du groupe sont conscients qu’ils ont un beau projet entre les mains. Un projet qui pourrait facilement s’exporter un peu partout puisque les paroles “are sung in English”. Pour l’instant, Cougarettes profite amplement du buzz qui l’entoure. « Depuis le début, on se fait toujours accrocher ici et là, explique Cardy. On n”a jamais organisé de shows, c’est toujours les autres qui viennent nous chercher. Donc, le succès local ne nous surprend pas parce qu’on sait que les gens sont intéressés. » Grr!

Les Cougarettes ne chômeront pas pendant les prochaines semaines. Prévu au calendrier : une prestation au Toy Company 4 à la SAT le 11 juillet; une invitation au OFF de Québec le 17 juillet; le lancement de leur maxi le 23 juillet à la Sala Rossa; une vitrine au MEG le 30 juillet au Divan orange et ce n’est que le début!

myspace.com/thecougarettes

Photo: Joannie Lafrenière

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CHRONIQUES

L'abominable homme des cons
Simon Jodoin
26 août 2010

L’état de la chanson francophone au Québec : Je dis bullshit madame.

« L’état de la chanson française au pays, en cette ère de la mondialisation »… C’était les mots, graves et pesants, prononcés par Céline Galipeau au téléjournal, pour introduire un reportage de Catherine Kovacs et France Dauphin. C’était en juin dernier, rediffusé au début de cette semaine. « En cette ère de mondialisation… ». J’ai monté le son du téléviseur. Ce n’est pas bien, ça, la mondialisation. Et si vous mettez « chanson française » et « mondialisation » dans la même phrase, ça donne un effet tragique, ça fait craindre : vous allez voir, à la fin, le gros méchant va manger le petit gentil. Et il n’y aura pas de deuxième chance. Après, c’est la fin, pas de suite la semaine prochaine. J’aime la tragédie alors j’ai monté le son que je vous disais.