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Reportages et entrevues

Cobra Starship : Snakes on a bus

Cobra Starship : Snakes on a bus

Stéfane Campbell
17 décembre 2008

Allons-y pour la légende : Gabe Saporta (vocaliste et parolier du groupe) se retrouve en plein cœur de désert d’Arizona dans un exercice de pèlerinage introspectif afin d’y recevoir les clés d’une existence signifiante – loin de son ancienne formation Midtown. Au bout de quelques jours et nuits passées dans une léthargie semi-consciente, l’homme lévite d’émotion devant la splendeur de l’horizon avant d’être ramener à la « réalité » par une morsure de serpent (oui, un cobra) qui lui dicte son futur en plus d’infos bonis concernant la fin des temps. Béni par les reptiles-parlants de ce bas-monde, Saporta devra dorénavant s’assurer que la race humaine s’éteignent sur le mode rock – s’assurant que les hipsters ne se prennent pas trop la tête à frimer et que la cohorte emo cessent de rechigner. Cobra Starship était née et allait sur le champ pondre la pièce-titre du film Snakes On A Plane.

Passons maintenant au concret : d’abord sous une incarnation de véritables who’s who de la nouvelle vague pop-punk (Maja Ivarsson de The Sound, Travis McCoy de Gym Class Heroes et William Beckett de The Academy Is…) puis revampée en formation permanente pour la suite de choses, voici que rebondirons les reptiliens new-yorkais au début de 2009 avec un troisième opus complet – au titre toujours à déterminer – sous l’étiquette Decaydance du boytoy par excellence Pete Wentz de Fall Out Boy. Fraternité pop, quand tu nous tiens.

Sur la route entre deux des points d’arrêts finaux de l’exhaustif Sassyback Tour qu’ils auront trimballés aux quatre coins du globe, le bassiste Alex Suarez semble tout sauf essoufflé, « Nous recevons des tonnes de glow sticks et de soutien-gorge à chaque arrêts, c’est génial ! Pour l’anniversaire de notre gars de marchandise l’autre soir, nous lui avons offert une danse à 10$ sur scène, il était terrorisé de gêne », rigole-t-il à l’autre bout du fil.

Sachant que le groupe a composé l’intégral de la galette à venir sur la route dans le cadre du dernier Warped Tour, était-ce éprouvant de conjuguer compos et tournée ? « Nous avons toujours composé sur la route alors c’est un peu devenu notre façon de travailler par défaut. Et c’était bien de travailler avec Patrick Stump (FOB) à nouveau. » En plus de collaborer à nouveau avec le tandem S*A*M & SLUGGO récemment auréolé de Hot Producer of the year par le Rolling Stone : « Leur studio est dans les locaux de notre compagnie de gérance donc nous les côtoyons depuis nos débuts. Ça change énormément la dynamique de travailler avec des gens qui sont aujourd’hui des amis, c’est vraiment agréable. L’esprit est celle d’un party de famille, nous avons dépassé les frontières des rencontres formelles. »

Arrive-t-il au jeune homme d’avoir l’impression que l’empreinte Fall Out Boy envahit toutes les sphères d’existence de la jeune formation. « Pas du tout ! Gabe était bon pote avec Pete Wentz bien avant que Fall Out Boy ne deviennent ce qu’ils sont aujourd’hui. L’esprit qui règne au label est très fraternel, ça me fait penser à ce qu’était le hip-hop du début 90, tous les gens se connaissent et partagent une même vision du métier. » Tout le monde, il est beau.

Nouvel album à paraître en février 2009

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