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LivresCe que vous avez peut-être raté au Salon du livre de MontréalKathleen Gurie8 décembre 2008
En passant à travers la liste des auteurs présents pour les séances de dédicace, on ne peut qu’être étourdi par le nombre. Il y a tous les écrivains jeunesse qui sont très populaires, eux, au salon. Il y a les gros: Ken Follett, Michel Folco et autres… Il y aussi les c’est-un-livre-oui-mais du genre Elisabetta Fantone avec son Journal intime d’une lofteuse ou encore le Mon histoire de Julie Couillard. Parmi eux se glissent des perles rares. Je pense à des écrivains comme Paul Chamberland ou Louise Dupré. Et il y a aussi quelques jeunes loups et des nouvelles voix: mon voisin de page, Edouard Hardcore, y était pour signer son Prison de poupées, Laurent Chabin pour cinq ouvrages différents(!), Mathieu Arsenault et Vu d’ici, Annie Dulong et Autour d’eux, etc. J’ai parlé à un petit libraire indépendant des plus sympathiques et des plus honnêtement engagés dans sa vocation. Il me disait que le Salon du livre équivalait à la mort pour lui: la fin de semaine où les recettes engrangées pour les livres sont énormes, mais où son échoppe est vide. Pensez aux libraires indépendants quand sera le temps des cadeaux de Noël…
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L'abominable homme des cons
Simon Jodoin 26 août 2010
L’état de la chanson francophone au Québec : Je dis bullshit madame.« L’état de la chanson française au pays, en cette ère de la mondialisation »… C’était les mots, graves et pesants, prononcés par Céline Galipeau au téléjournal, pour introduire un reportage de Catherine Kovacs et France Dauphin. C’était en juin dernier, rediffusé au début de cette semaine. « En cette ère de mondialisation… ». J’ai monté le son du téléviseur. Ce n’est pas bien, ça, la mondialisation. Et si vous mettez « chanson française » et « mondialisation » dans la même phrase, ça donne un effet tragique, ça fait craindre : vous allez voir, à la fin, le gros méchant va manger le petit gentil. Et il n’y aura pas de deuxième chance. Après, c’est la fin, pas de suite la semaine prochaine. J’aime la tragédie alors j’ai monté le son que je vous disais.
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