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Reportages et entrevuesEnviron un an après le début des Dimanches Déplogue! au Quai des Brumes, force est de constater que ces confortables fins d’après-midi s’imposent désormais comme un incontournable de la scène locale par leur concept, leurs invités, leur ambiance chaleureuse et intimiste. Qu’est-ce donc qui nous fait sortir de chez nous le dimanche? Anne « La Pimbêche» Lague a rencontré le gars derrière le bar, Jean-Philippe Tremblay. Projet né directement du gouffre insondable de l’Enfer, Ov Hell réunit deux têtes du mouvement black métallique norvégien, en occurrence Shagrath de Dimmu Borgir et King Ov Hell, ancien bassiste de Gorgoroth. J’ai réussi à rejoindre ce dernier, chez lui, en Norvège. Malgré le décalage vis-à-vis mon heure d’entrevue et la fatigue évidente, il a bien voulu répondre à mes questions, de manière évasive, certes, mais honnête… C’est lourd, c’est froid, ça gueule fort et ça vient de Québec. Non, il ne s’agit pas du maire Labeaume qu’on a enfermé dans une chambre froide, mais bien de Cold North, une formation hardcore issue des cendres de quelques groupes méchants, méchants de la capitale (dont Words). Quelques jours avant leur premier show à Montréal, on s’entretient avec les cousins Adam (voix), Will (guitare) et Léon (basse) ainsi que Vincent (l’autre guit’) et Gab (percussions). Tout a commencé avec un courriel de Simon Lacroix (le, cocréateur des soirées Total Crap, pour ne pas le nommer) nous suggère de couvrir le lancement d’Union of Irreconcilables , le troisième album du duo black métal Menace Ruine. En fouillant un peu, on découvre que les énigmatiques Geneviève (voix, synthétiseur, paroles) et S. (voix, synthétiseur) ont déjà fait couler pas mal d’encre virtuelle sur la toile, à l’aide de leur tonitruant et dissonant black métal, lorgnant vers de l’expérimental. Bien que BangBang ait tenté de faire passer un interrogatoire en règle aux musiciens (par courriel, le projet désirant entretenir le mystère l’entourant). Entrevue plus troublante qu’éclairante… Quelques semaines avant de compléter le puzzle de leurs « Cubes rubiques » sur la scène du Théâtre Maisonneuve, Malajube se prête à un autre jeu : l’enregistrement de la trame sonore du film The Trotsky. Entretien imagé avec Julien Mineau, chanteur, parolier (et dessinateur) du groupe. Héliodrome n’en est pas à ses premières armes. Après un premier album officiel lancé en 2008, deux EP aux éditions limitées et une cassette à venir, le groupe hip-hop aux accents free jazz travaille à la composition d’un nouvel album tout en tournant en Europe et en se faisant voir quelques fois à Montréal. Rencontre avec Khyro, rappeur et clarinettiste du groupe. Fin prêt à nous présenter son plus gros projet, Wild in Church, un album-concept qu’il compare à une maîtrise, où tout se lie et se complète, Mikey Wray, le musicien derrière le groupe aux mille collaborateurs, Mixylodian, livre un opus des plus personnels. Figure emblématique du mouvement doom et pionnier du grindcore, Lee Dorrian porte de nombreux chapeaux en plus d’être à la tête du label Rise Above. Son curriculum est impeccable, tout ce qu’il endosse est souvent apprécié, voire vénéré. À la tête de la formation britannique Cathedral depuis 20 ans, Dorrian se plait à repousser les limites du rock et du métal avec ses collègues. Extrait d’entrevue avec une légende! Simon Trottier complète la formation live du projet de Taylor Kirk, Timber Timbre, avec la violoniste Mika Posen. Avant de se joindre au groupe, le musicien a sorti plusieurs albums, dont deux avec le compositeur Nicolas Bernier et un autre sous Ferriswheel, son projet avec Mathieu Charbonneau (Torngat). Simon nous a jasé quelques minutes alors que le groupe se trouvait en tournée chez nos voisins du sud. En arrivant devant la bâtisse abritant le local de répétition de Trigger Effect, on remarque deux gars. L’un met de la monnaie dans un parcomètre, alors que l’autre tient un carton grandeur nature à l’effigie d’Homer Simpson. On tente un “Nick?”, qui nous sert la pince aussitôt – sans pour autant lâcher son carton. À l’étage, on s’installe dans un divan défraichi, au milieu de graffitis, de câbles et d’amplis, avec cinq gars qui rockent: le chanteur Nick Babeu, le batteur Mike Niro, le bassiste Sergio Da Silva et les guitaristes Patrick Bennett et Jordan Brown. Après une belle année 2009, où il a reçu plusieurs invitations à des festivals, une tape dans le dos des Inrocks et l’attention généreuse d’un certain public à son égard, le trio montréalais Meta Gruau lance un premier gravé indépendant, Tendre et mauve. Une drôle de dichotomie habite l’auteur-compositeur-interprète Dan Mangan. Mangan compose des chansons folk douces (sans être mielleuses), abordant le quotidien (sans verser dans le « Lynda-Lemayisme ») et qui atteignent surtout la cible (à tout coup). Du folk « mollo », oui, mais qui fait tout un tintamarre. En plus de charmer un public de plus en plus grand depuis quelques années, le jeune homme de 26 ans séduit labels, promoteurs de spectacles et autres entités d’un océan à l’autre — et d’ailleurs — qui n’ont pourtant pas de cœur. À l’orée d’une nouvelle visite au Québec, BangBang a (malencontreusement) tiré Dan Mangan d’une sieste pour prendre de ses nouvelles. |
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L'abominable homme des cons
Simon Jodoin 26 août 2010
L’état de la chanson francophone au Québec : Je dis bullshit madame.« L’état de la chanson française au pays, en cette ère de la mondialisation »… C’était les mots, graves et pesants, prononcés par Céline Galipeau au téléjournal, pour introduire un reportage de Catherine Kovacs et France Dauphin. C’était en juin dernier, rediffusé au début de cette semaine. « En cette ère de mondialisation… ». J’ai monté le son du téléviseur. Ce n’est pas bien, ça, la mondialisation. Et si vous mettez « chanson française » et « mondialisation » dans la même phrase, ça donne un effet tragique, ça fait craindre : vous allez voir, à la fin, le gros méchant va manger le petit gentil. Et il n’y aura pas de deuxième chance. Après, c’est la fin, pas de suite la semaine prochaine. J’aime la tragédie alors j’ai monté le son que je vous disais.
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