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Reportages et entrevuesÀ l’image de la fameuse maxime voulant que « [r]ien ne se perd, rien ne se crée [et que] tout se transforme », le collectif ska funk montréalais The Hangers s’inscrit dans la veine 2.0 du « fais-le toi-même. » Installée à Montréal depuis 2004, la Franco-Manitobaine Geneviève Toupin se dit fin prête à sortir un premier album éponyme. Intimiste, délicat et envoûtant, son folk en a fait du chemin depuis quelques années… Lourd et hypnotique, le rock du groupe Locomotiv! s’alloue tous les détours pour concocter sa signature farouche. Flirtant avec un canevas progressif très ouvert où s’érige une mosaïque d’ingrédients musicaux aussi disparates que le parcours de chacun des quatre musiciens qui s’y côtoient, le dénominateur commun pourrait en être la puissance de charge : corrosive et assumée au possible. Le chanteur et guitariste Jérôme Turgeon ainsi que le bassiste Dan Villeneuve discutent avec nous. Après six ans à cogiter et piocher ferme, Plastik Patrik nous présente enfin son nouveau projet : Patrik et les Brutes. Six années qui auront été nécessaires à tout mettre en place afin que le personnage androgyne juge le concept abouti. Ça et, forcément, le temps de trouver l’appui nécessaire pour soutenir la locomotive. Aujourd’hui fin prêt à prendre d’assaut les devants de la scène, l’homme et ses brutes nous présentent Toutes Les Filles Sont Folles De Moi, première galette qui impose un rock amphétaminé, bourrée de «handclaps» et sur lequel il devient très difficile de ne pas céder le pas. Genèse d’une bombe. Après sa prestation à la plus récente édition du GAMIQ, on annonçait que Bernard Adamus était le nouveau poulain de l’étiquette montréalaise Grosse Boîte (Omnikrom, Avec Pas D’Casque, Jean Leloup, etc.) . Surprise ou non, il s’agit là d’une belle façon de conclure une dernière année qui a eu son lot de bas, mais surtout, oh surtout, de hauts. Le bluesman voit aujourd’hui son premier disque, Brun, sorti indépendamment en mai et déjà louangé par La Presse, sortir de son cocon en bonne et due forme. Rencontré au rustique Dépanneur Café dans le Mile-End, le jeune montréalais derrière le projet CFCF, Michael Silver, va jusqu’à dire qu’il travaille de façon « hermétique ». Seul chez lui, entouré de son ordinateur et de ses instruments (dont plusieurs vieux synthés recyclés), il compose des pièces électro très smooth, saturées d’influences dance, depuis qu’il a 12 ans (oui, 12). Tsé dans le temps où on jouait au ballon-chasseur et qu’on se faisait des partys de sous-sol avec du Pepsi et des crottes de fromage? Bien Michael, lui, s’enseignait à créer des séquences audio… Réunissez trois ex-Dears, ajoutez-y le groove d’un Plaster et d’un Afrodizz ou encore les lignes de guitares toutes cristallines qui caractérisent la musique de Dumas; qu’est-ce que vous obtenez? Apparemment beaucoup d’amour. En effet, avec For Those About To Love, Martin Pelland et ses nouveaux complices renouent avec une pop indé et orchestrale à souhait, des mélodies qui ne vous laissent plus après une écoute et… Un premier album disponible sur support numérique ou vinyle. Non, pas de CD. Rencontre. Devil Eyes. Deux gars et une fille qui font du rock punky bruyant. Ramasutra tombe sur eux, adore et leur file un contrat sur son étiquette Signed by Force (Bionic, Trigger Effect, Starvin Hungry, Nutsak, etc.). Non, Matt « Lee» Kober (voix, guitare), Emily « Emilor» Taylor (basse, voix, batterie) et Zen Nakamura (batterie, voix) n’ont pas vendu leur âme au diable. Le groupe n’est même pas sataniste en plus. Entrevue dans le blanc des yeux, installé autour d’un pichet de bière et d’une table en bois du Copacabana. C’est au fameux Breakglass studios, alors qu’ils travaillaient sur la production de leur premier disque, Fairytales From the Island, que les membres d’Intensive Care se sont fait à l’idée qu’ils formaient un band prog, genre musical qu’ils ne connaissent pourtant très peu. Il fait chaud à Shanghai en ce samedi soir de septembre, et le thermomètre est monté en flèche pour les quelque 250 personnes ayant assisté à la performance déchaînée d’Handsome Furs. C’est que ce premier passage en Chine du duo synth-punk montréalais était attendu. À tel point que plusieurs malheureux ont dû se contenter d’écouter la prestation de l’extérieur du Yuyintang, une salle réputée pour ses concerts indie chinois et internationaux. L’album Hello Master est sorti à l’automne 2005. Ça fait déjà 4 ans. C’est long. Depuis, les gars de Priestess ont été signés sur une prestigieuse étiquette de disque américaine (RCA, au début 2006), ont pu entendre leurs pièces au cinéma, à la télé et dans plusieurs jeux vidéos, en plus de tourner l’Amérique comme des déchainés et de jouer en compagnie de grosses pointures métallisées (Motörhead, Megadeth, Mötley Crüe, Voïvod, Anthrax, Mastodon…). Pas pire pour “un petit groupe local”. BangBang est allé prendre une pinte dans un petit pub bien « chill» avec le discret Mike Dyball (bassiste) et le volubile Mikey Heppner (chanteur et guitariste), afin de savoir pourquoi on attend leur deuxième album depuis si longtemps. Souvent taxée de nostalgique dû à ses inclinaisons progressives, la pop amphétaminée de Polipe en est pourtant une qui est bien de son temps. Avec un premier album complet sous le bras – Tropiques du Cancer, disponible le 13 octobre – et prêt à émerger après quelques mois de silence, le trio de Saint-Antoine-de-Tilly n’a rien perdu de la fougue qui les caractérise sur scène et bonifiée d’une trame plus éclatée que jamais… |
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