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Reportages et entrevuesLa première fois qu’un journaliste de BangBang s’entretenait avec la formation indie rock O Linea, le groupe en était à ses premières heures au sein d’un label et lançait L’Ordre des choses, un premier disque interprété en français. Trois ans plus tard, le journal BangBang est maintenant BangBangBlog et O Linea révèle un nouveau membre, Martin Clairmont, ainsi qu’un troisième compact, La Bête de l’homme. Deux groupes sortent de l’ombre pour s’imposer au Festival MEG et lancer leurs albums respectifs. Ils n’ont en commun qu’un seul membre et présentent des performances éclatées, mais diamétralement opposées, tout en demeurant expérimentales à souhait. Rencontre avec les membres d’Organ Mood et de Man Machine. Après la tornade qu’a provoquée la sortie de The ’59 Sound en 2008, Brian Fallon et sa bande sont de retour cet été avec American Slang qui s’est retrouvé au seizième rang du Billboard la semaine de sa sortie. Le groupe n’a pas trop changé la formule pour son troisième album qui pige toujours dans l’héritage musical américain issu de différents horizons. Pourquoi changer une formule gagnante? Entrevue avec le drummer Ben Horowitz qui se la coulait douce à San Jose après une petite visite au musée. Malgré ce que certains peuvent penser, le métal n’est pas un monde claustrophobe où les nouvelles idées ne peuvent pénétrer. Les innovations dans le domaine pleuvent chaque semaine et le Québec ne fait pas exception. Lorsque Michel Langevin de Voïvod et Marc Vaillancourt des défunts BARF ont annoncé, il y a quelques années, qu’ils s’associaient à Pat Gordon de Ghoulunatics et un certain violoncelliste du nom de Philippe Mius d’Entremont, rares sont ceux qui n’ont pas cru au mélange hétéroclite de l’instrument plus classique avec une facture plus rock. Après deux albums, le groupe peut affirmer avoir trouvé sa sonorité. Petite entrevue avec Vaillancourt pour prendre des nouvelles du groupe… Issus de parcours ska et punk, les cinq membres de La Querelle travaillent de manière plutôt inusitée. À trois guitares dans un band à saveur post-rock, les néophytes du groupe peuvent bien se demander quel genre de pièces ressortira du lot. Comme nous le dévoilait Mathieu Lachapelle (voix et guitare) : « C’était louche! » Le mois prochain, la compagnie de disque Machette Records célèbrera son tout premier anniversaire. Pour l’occasion, le jeune label assoiffé de fraîcheur (Cougarettes, Rome Romeo) se paiera l’Esco lors de deux soirées festives les 6 et 7 août. Amanita Bloom, un quatuor tout aussi dans le vent qui vient juste de signer une entente avec l’étiquette, s’y produira le deuxième soir. La musique est bourrée de cadres que les musiciens les plus délurés adorent faire éclater en mille morceaux. On est allé boire une pinte en compagnie de l’un deux, l’hyperactif Santosh Lalonde, leader de la formation délurée « polkabilly» Bad Uncle, qui met présentement la touche finale à son deuxième album. En empruntant son nom à une marque populaire de jeans des années 70 et 80, Pat Grégoire alias Pat JORDACHE, récupère des éléments de son passé tout en offrant un album orienté vers l’avenir, d’où le titre songé : Future Songs. Rencontre avec un habitué des groupes à succès qui réussit encore à nous surprendre. Issu de la collaboration entre Carl-Éric Hudon et Benoit Fréchette, Panache est un tout nouveau projet pop-rock oscillant entre intellectualité référencée et plaisir avoué. Le Fantastique week-end du court métrage québécois de Fantasia: Martin Dubreuil sous les projecteursKristof G10 juillet 2010
Martin Dubreuil, alias Johnny Maldoror, aime bien jouer, et ce, sur tous les tableaux et en portant différents chapeaux. Certains le connaissent bien en tant qu’hype man hyperactif, et un brin exhibitionniste, des Breastfeeders, alors que d’autres ont été brassés par son cinéma, notamment par sa prestation intense dans Les 7 Jours du Talion. BangBang est allé se désaltérer sur une terrasse en compagnie de ce rockeur cinéphile, qui fait partie cette année d’un des jurys de Fantasia. Peu après ses premiers balbutiements, le punk a pris deux directions; la voie de tous les excès qui grille les neurones et celle qui, au contraire, tente d’éveiller la conscience collective sur des enjeux sociaux. La ligne demeure tout de même floue et beaucoup d’adeptes de cette dernière école, plus intellectuelle, gardent un petit penchant «je-déconne-pis-je-fais-du-karaoké-ben-chaud». On l’a constaté en jasant avec les gars de Humanifesto – l’un des bands punks les plus politisés de la Métropole — deux semaines avant le lancement de leur second album, The Infamous. Avez-vous entendu parler de Parlovr? Oui d’accord ils ont un nom à coucher dehors, mais ce détail on l’oublie vite. Ce trio possède un son explosif à faire rougir d’envie quelques quintettes. Malgré certaines ressemblances avec des monstres sacrés du Mile-End, ces Montréalais se sont rapidement construit une identité bien à eux. Si ça ne vous dit rien… patience; les mélodies de Parlovr feront leur chemin à vos oreilles : depuis qu’il a (ENFIN!) signé avec le label torontois Dine Alone en février dernier, le groupe multiplie les tournées et lancera du nouveau matériel au cours des prochains mois. |
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L'abominable homme des cons
Simon Jodoin 26 août 2010
L’état de la chanson francophone au Québec : Je dis bullshit madame.« L’état de la chanson française au pays, en cette ère de la mondialisation »… C’était les mots, graves et pesants, prononcés par Céline Galipeau au téléjournal, pour introduire un reportage de Catherine Kovacs et France Dauphin. C’était en juin dernier, rediffusé au début de cette semaine. « En cette ère de mondialisation… ». J’ai monté le son du téléviseur. Ce n’est pas bien, ça, la mondialisation. Et si vous mettez « chanson française » et « mondialisation » dans la même phrase, ça donne un effet tragique, ça fait craindre : vous allez voir, à la fin, le gros méchant va manger le petit gentil. Et il n’y aura pas de deuxième chance. Après, c’est la fin, pas de suite la semaine prochaine. J’aime la tragédie alors j’ai monté le son que je vous disais.
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