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Semi-automatiqueY después?André Péloquin7 août 2010
Le 22 juillet dernier, Guillaume Déziel, gérant de la formation électro jazz Misteur Valaire, révélait à Philippe Papineau du Devoir que les internautes déboursaient 2,61 $ en moyenne pour télécharger le plus récent disque du groupe. 2,61 $! Contrats (pas le plus récent album de Vampire Weekend) – Version 1.0André Péloquin8 juillet 2010
Si y’a un moment cinématographique qui a marqué les mélomanes ces dernières années, c’est sûrement cette communion musicale autour de « Tiny Dancer » d’Elton John dans Almost Famous, film désormais culte de Cameron Crowne. Qui a le droit?André Péloquin17 juin 2010
Parfois, j’ai l’impression d’être le seul qui a pigé toute la profondeur de l’art provocateur qui se cache sous les frisotis de Patrick Bruel. Le jeu d’acteur digne d’une planche à repasser dans des bides comme Lost & Found, n’était-ce pas pour une critique de l’américanisation du cinéma français alors que son tube « Casser la voix » cachait surtout un avertissement de la prolifération de l’ « auto-tuning » dans la musique commerciale des années 2000. J’vous entends déjà : Et « Qui a le droit ? » là-dedans ? Et j’vous réponds : « Qui a le droit? », c’était évidemment pour souligner, 19 années avant son dévoilement, la complexité des enjeux se cachant derrière la loi C-32 sur le droit d’auteur. Et, bien sûr, vous êtes soufflés par mon intellect (ou les drogues dures que j’ai dû ingérer pour parvenir à ses conclusions). Et je trancherai en vous précisant que je ne bois que du café filtre de stations-services… et que c’est Bruel, le génie. Pas moi. Chansons et monnaie canadiennes…André Péloquin20 mai 2010
À l’heure d’écrire ces lignes, les Canadiens viennent de se faire rosser 3-0 par les Flyers de Philadelphie. Évidemment, les fans sont vites retombés dans leurs vieilles habitudes : « c’est foutu », « c’est des minables » et autres « cette défaite me donne envie de voler des godasses » retentissaient sur les tribunes habituelles. Outre les vannes suivant les défaites, une autre manifestation culturelle accompagne les Glorieux à chaque fois qu’il se retrouvent en séries éliminatoires : des artistes québécois chantonnent soudainement leur amour pour l’équipe. Une question de droits…André Péloquin23 avril 2010
S’il y a un sujet à la mode ces jours-ci, c’est bien le retour de Call-Tv (enfin !). … Plus sérieusement, y’ a surtout cette vague de sympathie aussi gigantesque que méritée pour Claude Robinson en plus de cette tempête dans un verre d’eau entourant Malajube, Katie Costello et quelques notes de piano. Outre une surexploitation d’un champ lexical aquatique (précédé d’un gag minable sur un péché mignon télévisuel), on constate que le droit d’auteur est bel et bien dans l’air du temps (surtout en cette journée mondiale du livre et du droit d’auteur). Sale temps pour les critiques!André Péloquin27 mars 2010
« Raté sympathique » pour Charlebois, « Parasite » pour Coluche, le critique a rarement eu le beau rôle. Bien qu’à des kilomètres des feux de la rampe, il demeure en première ligne pour séparer le grain de l’ivraie et le disque-à-trois-étoiles-sur-cinq des Funeral et autres Trompe l’œil. Après avoir survécu aux coups et insultes des créateurs qu’il aime tant (ou qu’il adore détester, c’est selon), la fameuse crise des médias et le journalisme citoyen s’en mêlent et font en sorte que le critique perd ses dernières plumes. Le critique n’inspire plus la peur des artistes, ni les achats des mélomanes. Il n’inspire plus, point. Indicatif émergentAndré Péloquin24 février 2010
Plus personne ne répond au Téléphone Rouge. Tout d’abord fermée pour rénovations à la fin de l’année 2009, la salle de spectacle établie à Sherbrooke depuis 2006 ne rouvrira finalement pas ses portes. En septembre dernier, les habitués de la faune urbaine montréalaise pleuraient la fermeture du Zoobizarre. Alors que les premiers invoquent des problèmes financiers, les gardiens du Zoo, eux, auraient perdu un permis nécessaire à son exploitation. Planet Smashers et Stomp Records : 15 années sans s’écraser!André Péloquin29 janvier 2010
1999. J’ai 19 ans. J’ai un hérisson à la place des cheveux et une ligne de poils bien taillés en guise de barbe. Sous mon collier de grosses billes rouge écarlate, on remarque un « coat » de cuir qui fait – et qui sent – très « année 70 ». Comme si ce n’était pas assez, je porte aussi un pantalon cargo beige aux innombrables poches. Je termine mes études collégiales. Je viens d’envoyer un porte-folio de poèmes (à deux balles) et de photos (aussi clichés qu’en noir et blanc) à Concordia (qui refusera ma candidature – et avec raison! — bien sûr). Pas de doute, je serai réalisateur de films. Le prochain Tarantino, j’te dis. En attendant mon Pulp Fiction, je tournerai des clips de hip-hop pour rire et pour payer le loyer. Pour le moment, je quitte mon Sorel natal au volant de la Sunfire de mes parents pour un concert des Planet Smashers avec les copains. On ira sûrement « trasher » au Loft après (oui, oui, le bar sur St-Laurent, coin Ste-Catherine… la honte !). 2010, l’année de Michel RivardAndré Péloquin19 décembre 2009
Il n’y a qu’un moyen pour prédire ce que nous réserve 2010. Lire les entrailles du poisson est aussi salissant que le papier journal l’entourant. Consulter les médias modernes est un exercice tout aussi futile. Vomir les projections des « top ten » états-uniens et européens est une manœuvre déjà éculée par les « experts en réseaux sociaux » et autres« bullshiteux » qui se disent gourous du Web 2.0. Notre Salut est pourtant devant nous depuis des années. La réponse a même été nommée dans une myriade de galas de l’ADISQ et professeur à Star Académie! L’oracle est dans les chansons de Michel Rivard. Toutes les pièces de son disque Le trou dans les nuages prophétisent les douze prochains mois! La Société du spectacleAndré Péloquin23 novembre 2009
Ce week-end, des dizaines de « very important persons » critiquaient – souvent pièces par pièces et photos à l’appui ! – les prestations de M vous-savez-quoi sur différents réseaux sociaux à la Facebook et compagnie. En avril dernier, le groupe pop rock américain Moonalice (un collectif de vieux routards réunissant notamment des musiciens de Bob Dylan et de Jefferson Arplane) marquait l’histoire du rock d’un tout petit galet en devenant le premier groupe a « tweeter » un concert. Alors que ces dinosaures se démenaient sur scène, une équipe technique se démenait en coulisse pour capter la performance, compresser et téléverser les chansons pour ensuite les « tweeter » sur le Web. En janvier 2008, Apple dévoilait une application web simulant une flamme de briquet pour les propriétaires d’iPhone qui auraient peur de se brûler les doigts s’ils se retrouvaient dans un concert de Bon Jovi pendant « Bed of Roses ». Si le disque compact se meurt au profit des concerts, pourquoi le public s’éloigne-t-il de plus en plus de l’événement ? Regarde les chinois !André Péloquin23 octobre 2009
Selon greatfirewallofchina.org, un outil permettant de voir si un site est censuré en Chine, myspace.com a été bloqué 2099 fois lors de 2147 tests. Même chose pour Facebook qui a disparu du web chinois 856 fois sur 897 tentatives de connexions. Avec la récente décision du CRTC concernant la neutralité de réseau, les artistes québécois et canadiens, émergents ou pas, désirant se promouvoir à l’aide de ce genre de sites pourraient bien se frotter aux mêmes problèmes que les internautes de la République. Chronique d’un futur aussi virtuel qu’incertain. Chronique d’un coma avancé?André Péloquin25 septembre 2009
C’est un refrain tellement connu que le disque en est rayé. En 2005, des journalistes américains allumés par la bande de Win Butler se ramenaient sur l’île, calepin à la main, pour débusquer « the next big thing ». Montréal redevenait, le temps d’une chanson, le nouveau Seattle, le nouveau Brooklyn, le nouveau Liverpool, le nouveau whatever. L’engouement était tel que même les Montréalais se sont armés de loupes – et de blogues (le grand public a découvert Vu d’ici qu’en 2005, la première bouchée de midnightpoutine.com fût aussi régurgitée la même année) – pour trouver leur Cavern Club, voire même pour traquer les prochains garçons dans le vent. Et puis après ? Puis, plus rien ! |
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L'abominable homme des cons
Simon Jodoin 26 août 2010
L’état de la chanson francophone au Québec : Je dis bullshit madame.« L’état de la chanson française au pays, en cette ère de la mondialisation »… C’était les mots, graves et pesants, prononcés par Céline Galipeau au téléjournal, pour introduire un reportage de Catherine Kovacs et France Dauphin. C’était en juin dernier, rediffusé au début de cette semaine. « En cette ère de mondialisation… ». J’ai monté le son du téléviseur. Ce n’est pas bien, ça, la mondialisation. Et si vous mettez « chanson française » et « mondialisation » dans la même phrase, ça donne un effet tragique, ça fait craindre : vous allez voir, à la fin, le gros méchant va manger le petit gentil. Et il n’y aura pas de deuxième chance. Après, c’est la fin, pas de suite la semaine prochaine. J’aime la tragédie alors j’ai monté le son que je vous disais.
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