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Délirium PlazaLa crotteEd Hardcore12 août 2010
Nous avions un souper de famille la semaine dernière. Par famille, j’entends « belle-famille », parce que ma famille à moi ne se réunit plus autour d’une table depuis plusieurs années. Edouard 1erEd Hardcore16 juillet 2010
Peut-être n’es-tu pas au courant, mais je ne suis pas le premier Edouard de la lignée : mon père s’appelle Edouard. Ce qui — en plein dans le mille ! — fait de moi un simple junior. Beurk. Ça fait une douzaine d’années qu’on s’est ni vu ni parlé. Je suis devant la porte de son appartement à Québec, l’index pointé vers la sonnette depuis presque une minute, mon cœur palpite, j’ai l’envie soudaine et irrépressible d’une cigarette. Je m’assois dans les marches pis je fume en regardant les passants passer. Travelling compenséEd Hardcore23 juin 2010
J’ai passé la semaine à chercher à joindre le scénariste de marde qui a transformé mon extraordinaire nouvelle (Ces adorables saigneurs) en très mauvais scénario (These Lovely Slaughterers) pour le compte de la méchante Hollywood. Je suis finalement parvenu à trouver son numéro de téléphone via un ami commun Facebook(!). Contre-plongéeEd Hardcore3 juin 2010
Il y a quatre ans, j’ai vendu les droits d’adaptation d’une de mes nouvelles — Ces adorables saigneurs — à un Torontois qui se disait producteur. Honnêtement, j’en avais rien à battre s’il était oui ou non un véritable producteur, tout ce qui m’intéressait c’était la vie de pacha que j’allais pouvoir m’offrir avec les deux mille piasses que me rapportait ce contrat. Suite et fin (fin)Ed Hardcore6 mai 2010
Ça y est, c’est aujourd’hui que t’as enfin droit à la conclusion de mon extraordinaire incursion dans le Cercle des Amis du Bonheur; une secte impitoyable qui, bien malgré moé, m’a transformé, durant les derniers mois, en monstre de joie de vivre, en roi du statut Facebook insipide, en imbécile un peu trop heureux, name [...] SUITE & FIN (suite)Ed Hardcore9 avril 2010
Ça grogne. On me dit via les courriels (ou direct dans ma face) que mon bonheur commence à ennuyer, que mes nouveaux amis sont aussi intéressants que le calendrier 1996 du Garage Doucet de Ste Dorothée, mais, plus que tout, c’est ma nouvelle blonde — Uranus — qui s’en ramasse plein la gueule. Insultes gratuites, [...] Ami du bonheurEd Hardcore11 mars 2010
Mon dictionnaire Robert raconte que le bonheur est un état de pleine satisfaction. C’est exactement ce que je vis et ressens (intensément) ces temps-ci. Et je serais honteux et malhonnête si je n’attribuais pas les mérites de cet « état de pleine satisfaction » à ma nouvelle blonde, ma chérie, mon amour : Marie-Josée. Elle est parfaiteEd Hardcore11 février 2010
Marie-Josée, ma nouvelle blonde, est une femme moderne, ambitieuse, dévouée et patiente (cf. ma chronique de janvier), ce qui ne l’empêche pas d’user de discipline et d’autorité envers moi, pour mon bien. D’ailleurs, c’est maintenant elle qui corrigera tous mes textes avant leur publication (2). Pour mon bien, et pour le vôtre, d’une certaine manière. J’ai un français terrible, je sacre beaucoup et j’utilise des anglicismes à la pelletée, et puisque Bang Bang et Voir ne font absolument rien pour améliorer la situation — on dirait même qu’ils m’encouragent dans cette voie obscure qu’est le « trash » —, Marie-Josée a décidé de se porter au secours de ma littérature avant que je ne sombre dans le ridicule. Stud cherche chick III: l’amour au temps de la diarrhéeEd Hardcore14 janvier 2010
Mon corps produit des litres de sueur, tandis que mon cœur se débat dans mon chest comme s’il était plogué sur le deux cent vingt. Chuis dins toilettes du P’tit Medley aux prises avec une envie de caca fulgurante. Le hic, c’est que la seule porcelaine des lieux est déjà occupée par un jeune professionnel dynamique. Il faut alors que je me contienne. Stud cherche chick II: Frôler compte pasEd Hardcore7 décembre 2009
C’est pas un, ni deux rendez-vous que je me suis fixés au P’tit Medley à soir, mais bien trois. Back à back. 88_Joanie, melixxxa pis O_eMiLi_O. Une belle brochette de chicks qui, en plus de rechercher l’amitié pis l’amour, elles ont inscrit « sexualité » dans leurs buts sur le Réseau Contact. T’sais, je veux bin parler des prénoms de nos futurs kids, d’un éventuel chalet dins Cantons de l’Est ou encore de mon met préféré — l’omelette aux patates — qu’elle me cuisinera après une dure journée de labeur, mais tous ces beaux projets doivent commencer par un test sexe : mes grosses couilles pleines recherchent avant tout un sac à dèche compatible pour la vidange. Je me suis mis propre, propre, propre — j’ai même pris une douche! —, pis j’ai réussi à trouver une paire de jeans pas trouée. Brossage de dents, dernier check-up dans le miroir, pis direction P’tit Medley. Mon premier rendez-vous, avec la chubby 88_Joanie, est à 18h00. J’arrive à 18h15 pour être fashionably late, comme qu’on dit, j’apprends rapidement qu’elle est arrivée à 17h45. En avance, pfff, quelle tache. Elle perd des points drette en partant. Stud cherche chick IEd Hardcore30 octobre 2009
À ma grande surprise, on peut s’inscrire sur le Réseau Contact dès l’âge de 15 ans (l’année 1994 figurant dans le menu déroulant lorsqu’on indique notre date de naissance). Mais, étrangement, la tranche d’âge minimum pour rechercher de l’âme sœur est de 18 à 24 ans. Dommage. Pouf! Comme par magieEd Hardcore2 octobre 2009
Puisque les ventes de Maudits ! vont bien, Myriam, mon attachée-presse, a organisé une séance de dédicaces à la boutique Carta Magica (6360, plaza Saint-Hubert). Oué, c’est ça, exactement : une séance de dédicaces en plein dans un magasin de fanatiques de Donjon & Dragon. Tabarnac ! Pendant des années, j’ai tenté de me monter un lectorat composé majoritairement de chicks supra-bandantes pis de hipsters volubiles dins médias alternatifs, pis voilà qu’avec mon nouveau roman — le meilleur slasher du monde —, je me ramasse avec une bande de fuckin nerds ! Pas ceux avec qui il est cool de traîner — oh no ! —, des vrais, de la race qu’on aimait plaquer dins cases au secondaire, qui portent du beige pis des lunettes pis qui sentent le renfermé (parce que trop occupés à jouer à World Of Warcraft). Méchante drope, tu me diras, mais je t’arrête tout de suite parce que t’es complètement dans le champ, oué madame ! Dix chicks supra-bandantes capables de handjobs merveilleux + dix hipsters bossant chez Nightlife/P45/Urbania n’arrivent pas à la cheville d’un seul nerd. Trust-moé, bébé. |
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L'abominable homme des cons
Simon Jodoin 26 août 2010
L’état de la chanson francophone au Québec : Je dis bullshit madame.« L’état de la chanson française au pays, en cette ère de la mondialisation »… C’était les mots, graves et pesants, prononcés par Céline Galipeau au téléjournal, pour introduire un reportage de Catherine Kovacs et France Dauphin. C’était en juin dernier, rediffusé au début de cette semaine. « En cette ère de mondialisation… ». J’ai monté le son du téléviseur. Ce n’est pas bien, ça, la mondialisation. Et si vous mettez « chanson française » et « mondialisation » dans la même phrase, ça donne un effet tragique, ça fait craindre : vous allez voir, à la fin, le gros méchant va manger le petit gentil. Et il n’y aura pas de deuxième chance. Après, c’est la fin, pas de suite la semaine prochaine. J’aime la tragédie alors j’ai monté le son que je vous disais.
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