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Reportages et entrevuesCeux qui ont déjà vu Canailles en concert vous le diront : l’énergie est contagieuse et le party se déroule autant sur la scène qu’au parterre. Un grand défi, donc, de transposer cette énergie sur disque. « On n’est pas juste un band de brosse, aussi », lance Daphné Brissette. « On voulait transmettre l’énergie qui se passe sur scène, mais faire aussi nos chansons plus intimes, celles qu’on ne fait pas souvent en show, comme Muraille. » Défi relevé en collaboration avec Socalled, recruté pour réaliser l’album. « On voulait sortir du circuit folk. On n’a rien contre eux, mais on voulait que ça sonne différent, » ajoute Annie Carpentier, responsable de la planche à laver et de la clochette à vélo (!). « Quand on est huit dans un band, ça prend quelqu’un pour organiser tout ça et choisir une voie. Si on avait décidé de réaliser l’album nous-mêmes, le band n’aurait peut-être pas survécu! », renchérit Daphné, qui se décrit elle-même comme étant la « voix fatiguante » du groupe. C’est d’ailleurs la première chose qui ressort de l’écoute de Manger du bois : les voix ressortent du mix bien plus clairement que sur leur EP homonyme. « On a quand même enregistré tous les instruments live, ensemble, parce que sinon ça ne fait aucun sens. Mais les voix, on les a faites à part. », raconte Daphné. Alice Tougas St-Jak, accordéoniste et chanteuse de la formation, ajoute que « Le EP on l’a fait vite, parce qu’on voulait avoir quelque chose à montrer, mais après avoir fait beaucoup de shows un peu partout, on a eu le temps de travailler les chansons, ce qui fait que quand on est arrivés pour faire l’album, on savait pas mal où on allait. Socalled nous a quand même aidé à restructurer certains trucs. » Justement, les concerts, ça va continuer? « On ne sait pas encore grand-chose pour Montréal, mais on a des concerts confirmés un peu partout au Québec, et même au Yukon! » Une apparition au festival international de la Louisiane est aussi prévue pour les prochaines semaines. Après une présence remarquée à SXSW, est-ce que le groupe aurait déjà des visées inernationales? Daphné nous rassure tout de suite : « On a eu beaucoup de chance à SXSW, c’est vrai, et on a eu des bonnes critiques de quelques médias américains, mais rien de concret pour l’instant. » Il ne restait plus qu’une chose à éclaircir : pourquoi diable avoir intitulé l’album Manger du bois? Daphné : « Moi et Erik (Evans, mandoline et voix) on travaille dans les bars et on a tous les deux une haine profonde pour les pretzels. Ça ne goûte rien, c’est plate, c’est comme manger du bois. On voit des gens passer une belle soirée et commander des pretzels et on se sent mal parce que ça va clairement leur gâcher leur fun. Et après, on s’est rendu compte que ce qu’on fait dans le band, c’est un peu ça, combattre ce qui est plate dans la vie. Ça fait que, manger du bois, c’est combattre le plate. » Le 13 avril au Cercle à Québec, le 19 avril à la Sala Rossa de Montréal et le 28 et 29 avril à Lafayette, Louisiane, vous pourrez combattre le plate avec Canailles. Aucun pretzel ne sera admis. Manger du bois est disponible en magasin et sur Bandcamp depuis le 10 avril. Crédit photo : Félix Bowles
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