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Reportages et entrevues

Buddy McNeil and the Magic Mirrors : rock’n’roll à bord!

Buddy McNeil and the Magic Mirrors : rock’n’roll à bord!

Julie Ledoux
30 mars 2011

Avec leurs costumes de matelots et leurs chansons inspirées des années 50 et 60, Buddy McNeil and the Magic Mirrors enflamment les scènes tout en faisant danser les foules. Introducing, Once Again

« La vraie histoire, c’est quand j’étais en tournée avec mon ancien groupe, The Mods, après un show à Peterborough, un vieux monsieur est venu nous voir. On a jasé et il m’a dit que je lui faisais penser à lui plus jeune, qu’il avait fait de la musique, qu’il était Texan, etc. Puis, il finit par me dire que si je voulais, il pouvait me donner ses chansons. », raconte Alexis Roberge, chanteur et guitariste au sein de Buddy McNeil and the Magic Mirrors, à propos du vrai Buddy McNeil. « Ce qu’il m’a conté, c’est que pour lui, la musique c’était quelque chose qui se faisait live, c’est pour ça qu’il n’avait jamais enregistré. Sauf qu’on a fait des recherches, plus tard et supposément, il avait déjà eu un contrat de disque à la Sun Records, la même maison de disques qu’Elvis et Johnny Cash, dans les années 50. Il se serait chicané avec Sam Philips, le propriétaire, et avait décidé de ne jamais enregistrer. » And the rest is history… Roberge et Izi LaTerreur (basse et voix), ont enregistré un maxi avec leurs anciens comparses, puis Nicolas Beaudoin (guitare et voix) et Sébastien Paquin (batterie et voix) se sont joints au groupe et ont enregistré un EP et finalement investis dans un « vrai » album.

« C’est pas qu’on se prend plus au sérieux, ce sont les gens qui nous prennent plus au sérieux! Nous, on a encore la même démarche : le jour où on va se lever et qu’on n’aura plus de fun, on va tous crisser notre camp! », lance Isabelle. « Avant, on n’aurait jamais mis un 10 000 $ sur un album et là on le fait. C’est peut-être là-dessus qu’on est plus sérieux. », confirme Sébastien, le « comptable » du groupe. Investir et bien faire les choses, les Buddy McNeil’s Magic Mirrors (le nom qu’ils voulaient utiliser au départ) l’ont fait. On retrouve Jocelyn Gagné (Joe, des Breastfeeders) à la co-réalisation, de même que Francis Beaulieu au mix final et l’enregistrement s’est fait au Palace, lieu prisé du milieu musical montréalais. Alors, a-t-on encore affaire à un de ces fameux « bands de covers » ? S’il n’y a pas la prétention de renouveler le rock’n’roll fifties et sixties chez le groupe, il semble qu’on soit tout de même loin de la reprise, selon LaTerreur : « C’est pas tant du covering que du puzzling, je dirais! Y’a comme une pièce maîtresse et on construit autour de ça. C’est un peu pour ça qu’on a fait le EP, Help Me Mama! On s’est rendu compte que ce n’était pas clair dans la tête des gens, si on faisait des covers ou pas. » Paquin abonde dans le même sens en rappelant la réception des bobines, il y a quelques années : « C’était vraiment embryonnaire, ce qu’il avait, Buddy! Des fois, c’est juste des ambiances, des fois, c’est des rip-off complets de tounes, des fois, y’a juste trois-quatre accords. »

Très attendu depuis la parution de leur EP de 2010 – en hommage à The Day The Music Died lorsque Buddy Holly, Ritchie Valens et « The Big Bopper » Richardson sont décédés dans un accident d’avion -, le nouveau-né du groupe arrive à point pour faire danser les foules qui semblent plus amorphes qu’autrefois : « Dans le temps, il y avait des danses et le band jouait, et il y avait des gens qui n’écoutaient même pas! Ils faisaient juste danser! », rappelle Sébastien. « Il y a un goût de faire revenir ça, la beauté d’assister à un show. Le monde consomme beaucoup de musique, beaucoup de performances live. Ils se pointent là et on dirait que ça en prend beaucoup pour les impressionner! », philosophe LaTerreur. « On est un peu croches, on est un peu ridicules, on est habillés en marins, t’sais. Les gens rentrent et je pense que c’est ça qui plaît au monde : on n’a pas l’air de vendre un produit. » Et c’est bien ça Buddy McNeil and the Magic Mirrors : pas d’angoisses, du plaisir, de la musique et du rock’n’roll, baby!

Lancement des Buddy McNeil and The Magic Mirrors
À la Sala Rossa ce jeudi 31 mars. Portes: 21h00
Première partie: Elvis Gauthier
8/15$ (avec disque)
En prime: tatouages éphémères dessinés par la bande de Skin Jackin’!
buddymcneilandthemagicmirrors.bandcamp.com
Photo: Marianne Larochelle
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