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Spectacles

Buckfest VIII

Buckfest VIII

Marc-André Savard
15 février 2009

INSÉMINER LA SCÈNE!
(Galerie de photo au bas de l’article)

les 13 et 14 février 2008 au Petit Campus

Avec Devils Hotrod, Oscar B, Deadly Pale, The Hypnophonics, The Grenades, Gerbia, les Rektums, The Hellhounds et Nailheads. Une présentation de Starbuck Académie et la Bête Rouge

Au cours des huit dernières années, le Buckfest s’est imposé comme un événement assez rock’n’roll, merci. On parle d’hectolitres de bière, de presque autant de sueur, d’un peu moins de sang et même d’une civière lors d’une légendaire prestation de Starbuck et les Impuissants.

Le Buckfest est donc un prétexte à la défonce, oui, mais c’est avant tout un moyen de promotion et de financement pour la Starbuck Académie;  Cet organisme à but non lucratif qui permet à des jeunes cassés comme des clous de créer et promouvoir leur musique. Virer une brosse pour une bonne cause? Noble entreprise…

Encore cette année, le festival est sur deux jours; un premier soir dédié au punk rock et le second au rock’n’roll. À défaut d’avoir des groupes européens, comme l’an passé par exemple, cette édition-ci est entièrement locale. On a bien failli avoir les Cramps mais le coeur du chanteur s’est malheureusement arrêté de battre quelques semaines trop tôt…

Par chance, on s’est bien réchappé en annonçant le “vrai” show d’adieu des vétérans locaux Vulgar Deli. Comble de malheur, ils ont choké, laissant le premier soir sans véritable tête d’affiche… donc sans public. Foutu vendredi 13.

Il y a quand même une quarantaine de kids quand The Nailheads de Montréal, ouvre le bal. Lorsque j’arrive au Petit Campus, ces recrues de l’Académie en sont déjà à leur dernier accord, mais jetez-y un oeil si vous aimez le vieux Rancid.

Vient ensuite Gerbia, les représentants du redoutable Beauport hardcore, pour une deuxième année consécutive. Pas de breakdowns ni de toupets là. On est dans la vieille école, on s’entend. Du bon punk hardcore old school crasseux en français.

Les prochains sont les Rektums. Fondé en 1989, le band se targue d’être l’un des plus vieux de la scène underground. Par contre, ils ont tellement changé de son et de musiciens (avec l’ajout entre autre d’un ex-BARF à la guitare) que ça n’a pu rien à voir avec leurs beaux jours des années ’90. Le “nouveau” chanteur n’a pas l’air motivé plus qu’il faut et il demande aux autres de se dépêcher de jouer “parce qu’il a soif”…

Deadly Pale, sont les prochains en piste et n’ont toujours pas ralenti la cadence 14 ans après leur début. Leur punk hardcore est toujours garoché à la vitesse de l’éclair, aux limites du grind. La voix de mâle alpha gorille de la chanteuse finit par déclancher les premiers pas de danse de la soirée. C’est comme ça que se termine le premier soir.

Le lendemain, en ce soir de la Saint-Valentin, cinq bands rockabilly ont la mission de nous faire digérer la fondue et le chocolat. D’amblée, on remarque que le public est trois fois plus nombreux que la veille. Ça se comprend. Starbuck nous a concocté un mélange de champion!

La soirée s’ouvre comme la veille avec une recrue de l’Académie, The Hellhounds de Montréal. Psychobilly classique qui plait aux amateurs du genre.

The Grenades, aussi de Montréal, prennent le relais et dégoupille un rock’n roll plus rough. Bon show et bonne attitude. Un nom à retenir.

Le groupe suivant, les locaux Hypnophonics, fait un effet boeuf dès son arrivée sur scène. Tsé, c’est Starbuck qui drum et le chanteur s’appele Angus (la poignes-tu?).  Parlons-en de ce Angus qui donne une solide performance rapelant les premiers jours de Howlin’ Pelle des Hives. Ses pauvres lunettes 3D en carton n’ont pas tenu le coup longtemps devant tant d’énergie…

Par la suite, le psychobilly revient en force avec le trio Oscar B. En plus de bouffer le stage tout cru et d’être tight, le band chante entièrement en français, ce que trop peu de francophones font si vous voulez mon avis. Oscar B est un gros bécot-bobo sur la scène psychobilly québécoise qui a perdu les Gutter Demons l’automne dernier. Sur le plancher, le band reçoit la meilleure réaction depuis le début du festival. Tappe-la d’dans Oscar!

Devil’s Hotrod de Trois-Rivières termine le Buckfest. Du bon rockabilly, des tattoos, de la grease, une guitare avec des flammes et même des fameux micros vintage 55. Tu veux quoi d’plus? Un cover? Justement, le groupe reprend Marie, Marie de Shakin’ Stevens.

Tout le monde est comblé, y compris Starbuck qui offre une tournée de shooters au band en remerciant tout le monde de le supporter dans son initiative.Y a rien là, mon gars. Merci plutôt à toi d’avoir mis tout ça sur pied encore cette année!

Un commentaire
  • Gaston K.
    21 février 2009

    Vendredi 13…
    Gerbia bon show, attitude oldskull, un band a voir

    Les Rektum tout un revirment de son! Exellent crossover de style
    Ça paret qui on updater le line up…J’ai hate qu’il sorte un nouveau record, les nouvelles chansons sont Génial!

    Deadly Pale on ne pouvait s’attandre à moin…
    Good as usual! nouvelle album en vu?… i wish