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DisquesBright Eyes / CassadagaAndré Péloquin9 mai 2007
Saddle Creek/Outside Deux ans après avoir lancé deux surprenants albums simultanément, la machine Bright Eyes semble en panne sur Cassadaga. Après avoir mis l’eau à la bouche aux mélomanes avec le maxi Four Winds, Conor Oberst s’enlise tout en maturant. Aujourd’hui âgé de 27 ans (l’année d’expiration de tout rockeur qui se respecte), le jeune prodigue et manitou de l’étiquette Saddle Creek cannibalise non seulement son propre répertoire, mais celui aussi de groupes de ses potes (la planante Cleanse Song ressemble à s’y méprendre à une pièce de The Elected). Bien que Cassadaga soit un excellent compact folk-pop profitant d’une production exemplaire, les fans de la première heure risquent tout de même d’être déçus de la direction prise par Oberst sur ce CD (c’est-à-dire, aller nulle part). On suggère quand même l’album aux amateurs de Neutral Milk Hotel, Calexico et Rilo Kiley.
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L'abominable homme des cons
Simon Jodoin 26 août 2010
L’état de la chanson francophone au Québec : Je dis bullshit madame.« L’état de la chanson française au pays, en cette ère de la mondialisation »… C’était les mots, graves et pesants, prononcés par Céline Galipeau au téléjournal, pour introduire un reportage de Catherine Kovacs et France Dauphin. C’était en juin dernier, rediffusé au début de cette semaine. « En cette ère de mondialisation… ». J’ai monté le son du téléviseur. Ce n’est pas bien, ça, la mondialisation. Et si vous mettez « chanson française » et « mondialisation » dans la même phrase, ça donne un effet tragique, ça fait craindre : vous allez voir, à la fin, le gros méchant va manger le petit gentil. Et il n’y aura pas de deuxième chance. Après, c’est la fin, pas de suite la semaine prochaine. J’aime la tragédie alors j’ai monté le son que je vous disais.
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