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Reportages et entrevues

Bateau noir : Hommes à la mer

Bateau noir : Hommes à la mer

Valerie Thérien
5 février 2010

En décembre dernier, afin de profiter au maximum de la belle vitrine que leur offrait Malajube, soit d’assurer leur première partie au Métropolis, la formation rock instrumentale Bateau noir imprimait à la 25e heure des exemplaires de son premier maxi pour le proposer aux mélomanes présents au spectacle. Deux mois plus tard, le temps est venu de lancer La sauvagerie des heures de façon plus conforme et officielle : le 12 février au Il Motore.

« C’est parti de vieux riffs de fonds de tiroirs que j’avais, admet Rémy Nadeau-Aubin (guitare et claviers). Je savais qu’avec Pascal (DJ, à la guitare et aux claviers) et Jean-François (Mineau, à la batterie), ça serait facile et naturel parce qu’on est des amis de longue date. Il y a quelques années, on était tous dans d’autres bands (Hot Springs, Le Nom, Jacquemort). On jammait ensemble plus pour faire des trucs qui ne passaient pas ailleurs. »

Fantasme noir

Après avoir recruté Julien Michalak (guitare et claviers) et Frédéric Sauvé (basse) pour compléter la formation l’année dernière, les idées se précisaient : Bateau noir serait un groupe instrumental, mais « pas du genre ambient qui s’étire », un groupe « au côté obscur, mais humain et accessible », un groupe aux structures pop, un groupe d’instinct. « Le modus operandi à l’origine était: si ça ne nous tente pas de le faire, on ne le fait pas, poursuit Rémy. On garde comme mission de ne pas courir après quelque chose pour que ça arrive. Si c’est bon et qu’on a confiance, on y va, on le fait. »

« Avec Bateau noir, on a cerné tout de suite ce qu’on voulait faire et où on voulait s’en aller et l’ambiance qu’on voulait avoir entre nous, ajoute Pascal. Pour moi, c’était un fantasme de jouer dans un groupe à trois guitares, de jouer en subtilité et de bien se renvoyer la balle. Dans nos anciens groupes, y’a des choses qu’on aimait moins, mais avec Bateau, ça va tellement de soi qu’on est tous heureux que ça ait pris le premier plan. »

Libérez-nous

Qu’on pense aux Do Make Say Think, Pawa Up First, Explosions in the Sky, Torngat et autres groupes instrumentaux de ce monde, il ne s’agit pas là de dénigrer le rôle du chanteur, mais plutôt d’assumer le fait qu’on n’en ait pas besoin. Tel est le cas de Bateau noir, composé de musiciens heureux d’être dans une formation instrumentale puisqu’ils ont été déçus de la tournure de leurs projets précédents. « Mon impression pour nous tous, avec les expériences passées, c’est que c’est plus une libération de ne pas avoir de chanteur, » avoue Julien. « Ç’a créé une particularité à notre groupe aussi, ajoute Jean-François. Les gens nous disaient que c’est bon de voir un groupe instrumental, que c’est trippant. »

N’ayant produit que quelques concerts ici et là en 2009, Bateau noir s’est jusqu’ici plutôt concentré à peaufiner ses pièces. Même avec un premier maxi sous la main, c’est le travail qui prend le dessus. Avant l’entrevue, ils avaient passé le week-end dans un chalet à travailler sur des compositions. « On devrait préparer le lancement, mais on travaille sur d’autres pièces!», lance Pascal.

Lancement du maxi La sauvagerie des heures le 12 février au Il Motore (179 Jean-Talon Ouest). Avec invité Ism Ism.

Pour en apprendre plus sur le groupe, vous pouvez aussi consulter l’article d’André Péloquin publié en décembre dernier. Cliquez ici pour y accéder.

myspace.com/bateaunoirbateaunoir

Photo: Emilie Thevoice

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