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Base Art Visuel

Ode au changement

Julie Ledoux
6 novembre 2008

Depuis maintenant 10 ans, l’ATSA nous provoque, déstabilise et, parfois, réussi à en réveiller quelques uns par ses activités terroristes. Cette année, pour le dixième anniversaire de l’Action Terroriste Socialement Acceptable, Annie Roy et Pierre Allard tentent la mise en marché de leur art choc.
Ce couple a décidé, il y a dix ans, de s’attaquer aux comportements irresponsables des êtres humains de notre belle planète, par le biais de performances, installations et autres moyens. Cette année, entre le 2 octobre et le 11 décembre, le magasin Change aura pignon sur rue et offrira livres et produits aux gens souhaitant conserver un souvenir des interventions urbaines de l’ATSA. Vous pourrez à ce moment-là vous procurer la publication ATSA : Quand l’Art passe à l’Action qui immortalise dix ans de « production atsaïenne ». Finalement, du 26 au 30 novembre au parc Émilie-Gamelin à Montréal, l’ATSA organise la dixième édition d’État d’Urgence en installant encore une fois un camp de réfugiés pour sans-abris et en présentant une programmation artistique engagée. www.atsa.qc.ca
L’engagement et l’art vont-ils de paire? Certains en doutent encore et pourtant, lors de manifestations et autres révoltes, les artistes sont toujours au premier plan. Rappelez-vous Passe-Montagne chantant des chansons à des étudiants en colère en 2005. Encore aujourd’hui nous avons besoin de l’art, sous toutes ses formes, pour faire avancer les causes importantes. C’est ce qu’a compris l’ATSA depuis longtemps. Les « attentats » commis au cours des dix dernières années par le biais de l’art contemporain ont permis de secouer le paysage de l’affabilité urbaine. Où en serons-nous dans dix autres années?

Voici en bref, comment meubler votre temps au cours du mois des morts en attendant la folie de l’achat compulsif du temps des Fêtes. Les frères Carlos et Jason Sanchez dont quelques œuvres entre fiction et réalité ont pu être admirées à la Triennale du MAC seront à l’honneur à la Maison des Arts de…Laval. Belle occasion de visiter la station de métro Montmorency… Au CCA (Centre Canadien d’Architecture), une expo nommée à juste titre Lumière zénithale : vitrages plafonnants de 1760 à 1960 sera présentée jusqu’en février. Andy Jean nous révèle son Paradis Perdu lors d’une « Pause bien-être » à la galerie du même nom. Deux expos à voir l’une à la suite de l’autre : Sympathy for the Devil : Art et Rock and roll depuis 1967, au MAC, propose une centaine d’œuvres réunissant le monde de l’art et celui du rock avec des productions allant de celles d’Andy Warhol avec le Velvet Underground à Pinball Wizard. Warhol sévit aussi au MBAM cet automne dans une expo réfléchissant sur la présence de la danse et de la musique dans l’œuvre du grand amateur de soupe Campbell. Valérie Blass et David Humphrey sont à Parisian Laundry en novembre et Andrée-Anne Dupuis Bourret expose à l’Atelier Circulaire ses « Territoires Sources ».

Plein, plein, plein de choses à voir.

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CHRONIQUES

L'abominable homme des cons
Simon Jodoin
26 août 2010

L’état de la chanson francophone au Québec : Je dis bullshit madame.

« L’état de la chanson française au pays, en cette ère de la mondialisation »… C’était les mots, graves et pesants, prononcés par Céline Galipeau au téléjournal, pour introduire un reportage de Catherine Kovacs et France Dauphin. C’était en juin dernier, rediffusé au début de cette semaine. « En cette ère de mondialisation… ». J’ai monté le son du téléviseur. Ce n’est pas bien, ça, la mondialisation. Et si vous mettez « chanson française » et « mondialisation » dans la même phrase, ça donne un effet tragique, ça fait craindre : vous allez voir, à la fin, le gros méchant va manger le petit gentil. Et il n’y aura pas de deuxième chance. Après, c’est la fin, pas de suite la semaine prochaine. J’aime la tragédie alors j’ai monté le son que je vous disais.