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L'abominable homme des cons

BangBang… T’es pas mort… Essaye encore!

Simon Jodoin
13 décembre 2009

Je me sens bien cheap chers lecteurs. Je n’ai aucune polémique à brasser en cette fin d’année. Non pas que les cons soient partis en vacances… Au contraire même, ils sont toujours très actifs, ils ne prennent pas beaucoup de repos… Mais à l’approche de cette saison de réjouissances entre amis et en famille, j’ai presque envie de faire un Jésus de moi-même et de les aimer malgré tout. Je me sens tellement positif, que c’en est gênant. Presque sucré !  Mais bon, ça fait bien quelques années que j’épice cette chronique avec du poivre et du piment fort… Si on passait maintenant au dessert, me pardonnerez-vous ?

Il est de bon ton en fin d’année de donner dans les rétrospectives et les palmarès des événements. Par un curieux hasard, notre belle équipe de rédaction va tomber en vacances d’ici quelques jours pour prendre un repos bien mérité. La tâche me revient donc de rédiger la dernière chronique du BangBang en 2009… ! Dieu du ciel… Je m’en voudrais vraiment de terminer cette année avec le poing sur la table… Qui sait, ça pourrait porter malheur. 

Alors je suis preneur pour une belle rétrospective de l’année 2009… Et vous savez quoi ? Justement, cette année qui se termine a été pour moi une année de BangBang. J’aimerais donc profiter de cette dernière chronique pour vous en parler… Du BangBang, et de l’équipe de rameurs qui y participent… Eh oui, c’est sucré en $# ?!#… Je vous avais averti !

Comme vous le savez peut-être, le BangBang a cessé d’imprimer sa version papier au début 2009. Eh oui… Faut-il insister sur les difficultés financières de la presse écrite et imprimée en cette fin d’année ? Après une courte période d’incertitude, il a été décidé que nous allions muter vers un magazine exclusivement web et votre humble serviteur, qui était jusqu’alors webmestre et chroniqueur, s’est vu désigné pour mettre ce projet sur pied et en assurer la direction. Il a fallu, pour ce faire, trouver un rédacteur en chef. C’est André Péloquin, rédacteur au BangBang depuis le tout premier numéro et qui occupait déjà ces fonctions depuis la fin 2008, qui a repris adroitement la barre à ce poste.

Il a aussi fallu faire quelques choix assez déchirants. Nous étions une vingtaine de rédacteurs au BangBang avant la fin de l’aventure en papier… La réalité économique du web étant ce qu’elle est, il a fallu réduire considérablement les effectifs pour s’entourer de chroniqueurs et collaborateurs réguliers. J’en profite pour les nommer : il s’agit de Ed Hardcore, Sunny Duval, Stéfan Campbell, Valérie Thérien et Kristof Gagné.

Notre grande crainte était de perdre le talent et l’enthousiasme de ceux qui jusqu’alors travaillaient au BangBang et que nous ne pouvions garder dans l’équipe des collaborateurs réguliers. La plupart étaient –et sont toujours- des amis et des collègues. Nous n’avions pas d’argent pour les payer –et nous n’en avons toujours pas !- mais nous souhaitions de tout cœur les garder à bord de cette galère. Nous avons fait le pari de créer une communauté virtuelle, un groupe de blogueurs et blogueuses à qui nous avons proposé de continuer l’aventure sur une base volontaire, en échange de beaucoup d’amour et d’une tribune web dotée d’une certaine visibilité. C’est ce que nous leur avons proposé… Et c’est ce qu’ils ont accepté de faire. À cette bande de fous furieux du clavier et de la guest list se sont ajouté depuis plusieurs joueurs. Je ne prends pas ici le risque de les nommer, la liste serait longue et j’en oublierais certainement. Mais l’essentiel se résume ainsi : Le BangBang, c’est désormais non seulement un magazine web, mais aussi, et surtout, une communauté virtuelle composée de mélomanes, de curieux, d’amateurs de spectacle, de lecture, de cinéma.

Mais ce n’est pas tout. Vous vous doutez bien que pour mettre un peu de pain sur la table, et éventuellement du beurre sur ce pain, il faut vendre quelque chose… Dans le fabuleux monde des médias Internet, comme il apparaît évident qu’on ne peut vendre des abonnements, tout ce qu’il nous reste, c’est de la visibilité, de l’espace publicitaire. Dès le départ, il nous est apparu essentiel qu’un magazine web dédié à la culture alternative soit aussi un organe de promotion pour ceux qui font vivre cette culture. Nous avons donc créé le réseau BangBang, une formule publicitaire par abonnement que nous avons proposée à nos complices, producteurs de disques et d’événements. La vaste majorité des bannières publicitaires sur le BangBang annoncent des produits culturels alternatifs québécois… Et nous n’en sommes pas peu fiers. Fiers de nous, certes, mais aussi fiers d’eux, de leur travail dans un domaine où il n’est pas évident de tirer son épingle du jeu au sein d’un marché considérablement restreint.

Et au bout de la chaîne, il y a vous, chers lecteurs, qui êtes désormais plus de 16 000 par mois à fréquenter ce site près de 1000 fois par jour pour lire quelques 70 000 pages mensuellement…Vous qui commentez les articles et les blogues, pour nous encourager ou nous envoyer chier (quoi que vous fassiez, tant que faites monter les statistiques, on est heureux !). Vous faites intégralement partie de l’écosystème où se tiennent solidairement, dans une sorte de synergie, le public, l’équipe de rédaction et les annonceurs.

Quand je regarde 2009 qui sera bientôt derrière nous, c’est tout ça que je vois.

Alors quoi ? Alors aujourd’hui j’ai envie de remercier tout ce beau monde. De vous lever mon chapeau, chaleureusement et sans détour. Merci bande de cons ! Et un gros merci en particulier à André Sorel Péloquin à qui je suis désormais marié devant la cyber-église du viral…  À chaque fois que j’ouvre mon ordi, que je me branche sur le web, pour coder une fonction en PHP, optimiser le site afin qu’il soit l’ami des engins de recherche, à chaque fois que j’approche les habitants de la tribu alterno-émergente québécoise pour leur vendre de la pub, quand je me réveille la nuit avec un plan d’enfer, une idée de fou à proposer à notre tribu, vous êtes toujours là, dans un recoin du réseau et sans chacun d’entre vous, rien de tout cela ne serait possible.

Quand je pense à vous, j’en arrive toujours à la même conclusion : putain que la vie est belle !

C’est sucré épais hein ? Ben oui… Je sais… Promis, dès janvier, on vous remet du poivre dans la sauce et du sable dans l’engrenage. D’ici là, profitez bien et bonne année !

3 commentaires
  • André de Sorel
    14 décembre 2009

    Ta chronique: du vin chaud.

    Merci Simon.

    J’espère que tu vas quand même repogner les nerfs en 2010.

  • Isabelle Gagnon
    15 décembre 2009

    Merci à toi Simon, tu es officiellement “le gars aux plus de réponses à mes nombreuses questions” que je connaisse ! C’est bien bien agréable de collaborer à ce projet. Merci et j’ai bien hâte de suivre cette aventure en 2010 !

  • Kristof G.
    15 décembre 2009

    Une excellente 2009, effectivement! 2010 sera encore meilleure! Je lève mon verre à toute la gang!

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