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Chroniques Le petit tavernier

Au Mexique

Au Mexique

Sunny Duval
3 février 2012

Depuis le temps qu’on en rêve, le moment est enfin arrivé : Cara et moi avons les orteils enfouis dans le sable mexicain.

Un court vol dans un avion bourré de Québécois bruyants, gras et, dans certains cas, pré-bronzés, nous a menés à l’aéroport de Cancun. Pas eu besoin de sortir nos quelques phrases d’Espagnol pour l’instant, tout est également écrit en anglais sur les murs.

Un minibus nous conduit jusqu’à Playa del Carmen, la fameuse, qui nous dévoile sa beauté au premier coup d’œil; les petits commerces aux devantures pauvres mais colorées sont tellement beaux, de même que les petites maisons Mexicaines. Exactement comme dans les films. (Mon imaginaire est beaucoup trop marqué par les films.)

Bref, quelques heures à peine après notre arrivée au Mexique, Cara et moi sommes dans un restaurant donnant sur la plage, les pieds nus dans le sable, attablés avec une belle bouteille de Victoria, bière locale vendue environ 40 pesos, soit environ 4 $US. Pas un super bas prix, mais c’est quand même un endroit touristique. Notre repas arrive : crevettes piquantes avec salsa (oignons-tomates-coriandre-jus de lime), accompagnées de fèves et nachos. Miam. Et la plage est splendide, wow wow wow. Avec le soleil et le vent chaud, quel bonheur. Ça mérite une autre bière.

Nous marchons sur la Quinta Avenida, la célèbre cinquième avenue, avec plein de boutiques de linge et plein de boutiques de souvenirs. En général, c’est partout semblable : tequila et mescal, sombreros, maracas, portes-clés, couvertures, robes, bijoux, et une mini-pharmacie (!). Dans l’une d’elles, j’achète une boîte de pastilles pour la gorge à la mandarine, environ 40 pesos. J’ouvre le paquet et en tends une à Cara. J’en prends une aussi. Elle est légèrement molle et pas mal collante. Je vais laisser faire les médicaments mexicains pour le reste du voyage.

J’aimerais bien ramener une bouteille de mescal avec le ver au fond, mais ma valise est déjà pleine. Je reviendrai.

On va sur la plage. Une énorme plage de sable fin, propre, avec plein d’espace, et une mer fluo et limpide. C’est juste dommage qu’un mini-bateau de croisière laisse tourner son moteur en attendant les passagers sur le quai collé à la plage. Ça pue pendant au moins 20 minutes. En attendant, le soleil nous enveloppe de joie.

Fin d’après-midi, la faim arrive, et l’envie d’une autre belle bouteille de Victoria aussi. On marche lentement dans le sable jusqu’au restaurant « Las Pinatas » (bien sûr), où une table sur la terrasse nous attend. Ce restaurant est parfait : le bois partout, le bar, l’absence de murs et le menu fabuleux. On commande des tacos (bien sûr) au poulet, dans une tortilla molle, avec fèves noires, oignons, salsa, etc, quatre tacos pour 20$. Pas exactement donné non plus, mais bon. Le menu comporte aussi quelques breuvages avec des noms que je trouve très drôles : Femme of Manage, Mai Tai Pinatas, Sex on Pinatas Beach (!!!). Le patron vient nous voir, très gentil, nous sort son plus bel anglais, nous souhaite la bienvenue, tout ça. Puis il demande s’il peut nous prendre en photo, pour l’album du resto. Bien sûr. Ensuite, une deuxième photo, où on s’embrasse, bien sûr. Et il s’en va. On termine notre repas avec une autre bière, en jouant aux cartes. Le patron revient. Il tient deux petites bouteilles de tequila, avec nos photos dessus. C’est 20$ chacune, qu’il dit. On achète celle avec la photo du baiser, bien sûr.

Avec la bouteille, le repas partagé, les bières, et le pourboire, ça monte à 60$. Pas donné, mais tsé, on s’amuse tellement, au Mexique. Pis c’est tellement beau.

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