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Le petit tavernier

À l’Expo de Trois-Rivières

À l’Expo de Trois-Rivières

Sunny Duval
19 juillet 2012

AH! Ça faisait si longtemps que je rêvais de revenir ici, à l’Exposition agricole de Trois-Rivières, toujours située sur le circuit du Grand Prix à côté du Colisée et de l’Hippodrome, au même endroit depuis des lustres, un sol que je n’avais pas foulé depuis l’époque où ma croissance physique avait encore lieu.

Le prix unique de 15$ par personne permet au Petit Tavernier, à Mère Tavernière, Épouse Tavernière et son rejeton Futur Tavernier de franchir le tourniquet Beauce Carnaval vers manèges, spectacles, barbe à papa, animaux, coups de soleil et vomis tricolores qui feront partie de cette 107ème édition de l’Expo. Quelle belle activité familiale estivale.

Le slogan cette année est vraiment affreux : « Boulot, Dodo, EXPO! » Sans blague! Boulot, dodo, Expo, NON. Qu’à cela ne tienne, on embarque dans le premier manège venu, le fabuleux Tornado. Futur Tavernier veut faire tourner notre cabine une fois le manège en marche, mais Mère ne veut pas trop. Les créatures terrestres que nous sommes n’aiment pas trop se faire brasser à toute vitesse dans les airs par cette araignée métallique qui semble dater de 1981. Le prochain manège ne sera pas fréquenté par Mère. « Je vais vous regarder d’en bas. » Ça s’appelle le Deltaplane, on est à plat sur une planche de plastique et métal. Je crie comme une demoiselle du début à la fin, Épouse arrive à peine à attraper ma main même si on est côte à côte. Futur Tavernier crie de joie.

À la descente, le cou douloureux, nous décidons de prendre une petite pause pour aller visiter l’un des nombreux jeux. Futur Tavernier doit attraper trois grenouilles avec une canne aimantée pour 5$. Facile, ça lui donne un serpent toutou. Bref, on a payé 5$ pour un toutou (que j’aurais pu lui gagner dans une machine de taverne pour 1$, mais bon).

On joue aussi à une course de petits chevaux, 2$ par personne. Épouse, spécialiste des chevaux, l’emporte haut la main. TRUC : si vous voyez ce jeu, jouez à deux, deux fois de suite plutôt qu’à quatre une seule fois. Comme ça vous paierez le même montant pour deux « tetous » plutôt qu’un. J’aurais dû y penser avant.

Il y a plein de spectacles prévus lors de cette édition : concours de chevaux attelés, jugement de lapins, une caravane hip hop, Georges Hamel, des clounes, mais aujourd’hui on a droit à des sauts de motocross et des « tirs de tracteurs à pelouse modifiés ». Ça fait un bruit infernal sans même être excitant. Pas pour nous en tout cas.

On va voir les animaux à la place. Futur Tavernier fait un tour de poney. Il est si heureux. Mais pauvres bêtes, qui tournent et tournent en rond attachées à un poteau. On va voir les moutons. Et ensuite dans le Colisée l’exposition de chevaux, vaches, cochons. Quelques chevaux sont attachés et font face au mur dans un enclos, séparés des autres chevaux. Déprimant. Les animaux en captivité c’est jamais très joyeux. Épouse gratte le museau d’une superbe et immense jument de trait, si belle. Y’a beaucoup de vaches de toutes les couleurs. Il y en a une qui se fait raser, attachée à une corde, avec un ghetto blaster qui joue de la musique dance à côté de sa tête. Une maman cochon dort sur le côté, plein de petits porcelets tout roses lui tournent autour. Mignon.

On parle on parle, mais on commence à avoir faim et soif. On quitte les odeurs de la ferme pour traverser l’odeur d’essence, toujours au son de musique dance, en direction de mon odeur favorite à l’Expo : la FRITURE. On s’assoit à la table de l’un des nombreux casse-croûte sympathiques. Le petit garçon veut, bien sûr, une gaufre (2$) au chocolat (2$). Épouse Tavernière mange un hamburger au fromage à 4$. Mère et moi optons pour de succulentes bières en canettes (4,75$ chacune), Poors Light et Molson Rex. Ahhhhhhh.

C’est la fin de l’après-midi, l’Expo fourmille d’humains en camisoles, d’enfants à la face collée par les pommes au caramel, les bras remplis de tetous colorés. On visite la maison des fous qui essaie de nous faire tomber, rouler, glisser, pousser, blesser. Ensuite, un tour de chaises volantes s’impose. Puis, mes favorites, les auto-tamponneuses. Ce sont exactement les mêmes qu’en 1981, je vous le garantis.

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