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2010, l’année de Michel Rivard

2010, l’année de Michel Rivard

André Péloquin
19 décembre 2009

Il n’y a qu’un moyen pour prédire ce que nous réserve 2010. Lire les entrailles du poisson est aussi salissant que le papier journal l’entourant. Consulter les médias modernes est un exercice tout aussi futile. Vomir les projections des « top ten » états-uniens et européens est une manœuvre déjà éculée par les « experts en réseaux sociaux » et autres« bullshiteux » qui se disent gourous du Web 2.0. Notre Salut est pourtant devant nous depuis des années. La réponse a même été nommée dans une myriade de galas de l’ADISQ et professeur à Star Académie! L’oracle est dans les chansons de Michel Rivard. Toutes les pièces de son disque Le trou dans les nuages prophétisent les douze prochains mois!

« Le trou dans les nuages »

Les visions prophétiques de Maître Rivard ne se sont pas déclenchées lorsqu’il a empoigné sa première guitare, ni lorsqu’il a constaté les affres de la calvitie, ni même lorsqu’il chantait « la montréalité » avec sa bande de joyeux drilles. Oh non. L’artiste est devenu prophète en 1987. Son tube « Le trou dans les nuages » raconte justement ses premiers contacts avec les forces de l’au-delà et ses premières expérimentations avec la magie arcane (son « amie » la sorcière, tsé). Au village, ils ne riront plus. Ils ne se moqueront plus jamais d’ailleurs. Michel s’envole cette année alors que nous resterons là.

« Je voudrais voir la mer »

Devant l’échec cuisant qu’a été la conférence de Copenhague (« On remet ça à l’année prochaine, les boys! »). On devrait voir la mer de très, très près alors que la fonte de la calotte polaire va se poursuivre et même s’accélérer. La résistance tardera à s’organiser, car les bonzes de Greenpeace seront trop occupés à préparer des coups d’éclat. Steven Guilbault, de son côté, sera retenu prisonnier dans la tour de Radio-Canada. Pris dans une boucle sans fin d’entrevues avec Charrette, Homier-Roy et Lepage.

« Le privé »

Le privé sera chose du passé alors que Google va lancer un nouveau réseau social : Big Brother. Le taux de productivité chutera tellement autour du monde qu’on leur donnera un Prix Nobel de la paix pour célébrer.

« C’est un mur »

Les médias traditionnels se ré-imagineront à nouveau. Après s’être recentrée sur la musique, pour ensuite revenir aux télé-réalités, MusiquePlus fusionnera avec Vrak et Bombe.tv. Les clips? Nu Films n’en fait plus, anyway. Les artistes seront donc invités à venir faire des « lip dubs » sur leurs propres pièces. Les frères Rémillard, eux, vont tout simplement vendre V au réseau Fox. Le pire là-dedans, c’est que le public n’y verra que du feu.

« Blanche »

Michel Rivard prévoit de la neige entre novembre et février. Fascinant!

« Oh! Petits enfants… »

En mars, Tricot Machine lance un troisième album au nom énigmatique : La prochaine étape. Est-ce que le groupe le plus « cuuuuuuuuuuuuuute » à avoir émergé depuis belle lurette nous redonnera le goût d’faire des bébés ou va plutôt faire volte-face en dévoilant une oeuvre kraut-rock nihiliste bardée de vocalises baignant dans l’auto-tune? Selon le grand vizir Michel Rivard et son troisième œil, on peut s’attendre à un nouveau « baby boom ». Ouf!

« La Valse de l’idiot »

Insérer un gag quelconque sur Harper et son règne merdique. Y’aura tellement de bourdes de notre Premier Ministre qu’on aura qu’à choisir.

« Libérer le trésor »

En avril, la fameuse photo « audacieuse » de Catherine Pogonat pour le calendrier d’Art TV refera surface. Flairant la bonne affaire, Québécor mettra en vente un almanach « coquin » de ses poulains. Mieux encore, on profitera aussi du succès entourant les albums de « covers » pour demander à Maxime Landry – ménestrel épaulé par Michel Rivard d’ailleurs… tiens, tiens — de reprendre la pose de l’animatrice de Mange Ta Ville. Comme d’habitude, Annie Dufresne surfera aussi cette vague, mais le monde va pas mal s’en câlisser. Rémi-Pierre Paquin, de son côté, « tweetera » – par mégarde, bien sûr – un cliché osé … qui s’avèrera finalement un montage « photoshop » pour ploguer un quelconque projet musical (le pénis gros comme un bras d’bébé aura vendu la mèche). Encore là, zéro réaction.

« Loup y es-tu? »

Les médias « underground » se livreront une vicieuse bagarre sur le Web pour déterminer qui deviendra chef de la meute des portails qui épient les faits et gestes de We Are Wolves et autres projets sur Dare To Care. Dans le coin droit : Bande à Part, le média-alternatif-financé-par-une-Société-d’État. Dans le coin gauche : BangBang, le-site-web-financé-en-partie-par-le-Voir. Devant le match nul, c’est finalement indiequebec.com qui prendra la tête (c’est votre année, les gars. Michel Rivard a parlé!).

« Petit homme »

Rasez vos moustaches ironiques. Être nain sera le nouveau « fashion statement » de 2010.

« Ma blonde et les poissons »

Seule prédiction de Rivardamus qui ne se réalisera pas : les vacances estivales de l’équipe de BangBang. Impossible de passer un week-end en costume de bain (ou d’Adam) devant la floppe de festivals et d’ « off événements » qui pulluleront à Montréal, Québec et en régions! Pas grave. bronzer sera aussi « out » que les moustaches ironiques en 2010 de toute façon.

Bonne année, grands nez!

André Péloquin / redaction@bangbangblog.com

Photo: Jean-François Gratton

2 commentaires
  • melyssa
    20 décembre 2009

    meilleur article ever.

  • Kevin
    27 février 2010

    Solide

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