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Délirium PlazaPeu de gens le savent, mais quand tu t’apprêtes à désactiver ton compte sur Facebook, on te demande pourquoi tu fais ça. Pis évidemment, c’est une question à choix de réponses : a) Je ne me sens pas en sécurité sur Facebook b) Je dois changer quelque chose sur mon compte c) Je ne trouve pas Facebook utile d) Pour moi, Facebook a été une catastrophe sur le plan social e) Je passe trop de temps sur Facebook f) C’est temporaire, je reviendrai g) Je ne sais pas comment utiliser Facebook h) J’ai un autre compte Facebook i) Je reçois trop de messages électroniques, d’invitations et de demandes de la part de Facebook j) Autre… Bon, je viens de désactiver mon compte*. Avec ma Bang Bang colonne du mois de novembre (qui traitait du suicide, d’un coup que tu suis pas, bitch), j’ai envie de voir l’impact de ce geste dissident chez mes fabuleux « amis » de pixels. T’ai-je déjà dit que j’étais pervers ? Probablement. Je me suis écoeuré rare de c’te machine-là que je comparerais à une grosse chambre de commerce trash où on s’échange autant des cartes d’affaires (sans trop de conviction) que des photos de party où la plupart du temps on a l’air débile. Ça fait trois quarts d’heure que j’ai désactivé mon compte (oué, c’est long t’aligner des syllabes dans le bon ordre pour un mongole comme moé, t’sais), pis personne ne s’en inquiète encore… faut dire que nous sommes un vendredi, pis qu’il est 19h30, chuis donc le dernier de tes soucis, t’as bin plus mieux à faire : te rincer la craque, te parfumer l’intimité, te sniffer une première track, te beurrer les lèvres de rouge pour me saloper la queue, etc. 6 6 6 Une semaine plus tard… Statut : Edouard n’existe carrément plus pour ses « amis » oh no ! À quelques exceptions proches cependant, car les plus importants dans mon coeur ont quand même daigné me shiper un courriel pour me demander de quoi-ce qui se passe ??? Parce que t’sais, ça doit VRAIMENT pas aller si je ferme mon profil Facebook. Ça va effectivement pas trop bien, mais j’ai pas envie d’en parler, ni avec « eux » pis ni avec toi. Ma marde, il y a que mon anus qui la côtoie, malgré ce que tu crois. Revenons donc à Saint-Facebook. Ce qui m’a le plus manqué cette semaine, c’est pas ton statut à la mords-moi-une-couille-mais-pas-trop-fort, c’est pas les centaines d’invitations de DJs que je m’en câlisse, c’est pas tes pokes qui veulent rien dire, pas plus que ton hamster à shaker, non, ce qui m’a réellement manqué, c’est ce fuckin jeu de Space Movers. C’est dire ! Une sorte de jeu de blocs addictif qui, paraît-il, est bon pour l’environnement (mon oeil, oué !). Mon extraordinaire fiancée est toujours sur Facebook elle (la malheureuse), faque j’ai pu assouvir mon manque via son compte. Il m’aura fallu queques games pour me rendre compte qu’au final, Space Movers, c’est boring que l’crisse. Voilà, je peux enfin « vivre » sans Facebook. Facile ! Facebook : cour d’école pour attardés mentaux, super gobe-temps, misérable besoin de flasher, reine incontestée/incontestable du spam, écorniffleux de bas étage, fichier de ta pauv’existence, illusion de vie sociale, réseau vaniteux court-circuité par ton besoin de t’intéresser à toi-même (pléonasme, je sais), dépotoir de fausses retrouvailles, jouet loadé de bactéries, affreux monstre qui transforme de charmants êtres humains en losers pathétiques, refuge désolant de poètes de statuts, musée des horreurs platement quotidiennes, maison hantée de squelettes qui fuient de ton placard, recueil d’ex amoureux/ses fantômes, album de familles disfonctionnelles, naufrage de ta personnalité, de ton individualité, pense-bête très bête, lèche-cul pas vraiment sexy, drogue sans aucun high (avoir 500 «amis », j’appelle pas ça un high), festin qui donne mal au coeur, portrait navrant d’une génération à mitrailler sur le champ, suceur de queues qui goûtent le caca, cachot de pixels où les prisonniers, béats, acceptent la sentence sans sourciller comme le cochon qui fait la file à l’abattoir, qui sait pas ce qu’il y a au boutte du tapis roulant, qu’on électrocutera DZZZZZT en moins d’deux, à la différence qu’on le mangera pas ce cochon-là, on le jettera aux vidanges tout simplement, pareil comme quand je t’ai rayé de la liste de mes « amis » la semaine passée. Facebook, c’est tellement 2008, pis 2008, c’est fini. * J’ai répondu g.
3 commentaires
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NOUVELLES DU JOUR
CHRONIQUES
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15 décembre 2008
Heille, je sais que tu t’en crisses (moé, je m’en crisserais), mais aujourd’hui ça fait un mois que j’ai p’us de Facebook, pis je me porte bien. Bravo à moé, je vais aller chercher mon jeton.
23 décembre 2008
facebook, ok, mais ton blogue de lesbo, pourquoi??????
21 janvier 2009
fucking right… vive le2mille9